Partager créations, expériences et réflexions.
Nouveauté pour cette catégorie, je vous mets des photos (pas toujours bonnes, mon appareil est bas de gamme). Je l'ai vu faire dans d'autres blogs et je me suis dire « Pourquoi pas ? » Mon garçon trouve ça débile et moi, je m'amuse comme une petite folle. Les enfants d'aujourd'hui manquent de fantaisie... bien que mon gaillard soit un sacré coco. Bref. Vous comprendrez alors pourquoi mes tentatives laissent si dubitatif, mes plats ne sont pas forcément visuels, ils se mangent les yeux fermés.
J'ai fait des efforts dans la tradition et je constate que certains me coûtent plus que d'autres. Quand il s'agit de rester dans des habitudes rigides, je me fais violence pour ne pas partir dans des variations trop originales ; quand ce sont des expériences personnelles basées sur des traditions, là, je m'éclate.
Ainsi, j'ai préparé :
- des endives au jambon
Arg ! Le roux avec du beurre, de la farine blanche et du lait, ce n'est pas mon truc. J'ai pris sur moi en réduisant les innovations : lait de chèvre mêlé à de l'eau et du vin blanc sec. J'ai même réussi à mettre de l'emmental râpé dessus. Bien sûr, les épinards que j'ai rajoutés dans le plat n'ont pas plu au puriste de la maison, néanmoins, nous nous sommes régalés des mélanges.
- Un poulet aux herbes du jardin (thym, laurier et sauge) et un gratin de pommes de terre avec du battu d'œuf et lait de chèvre
- Avec les enfants, nous avons préparé un gâteau à la banane. Nous avons mis de la farine blanche et de la fécule de maïs pour alléger, du sucre complet, du beurre, des pépites de chocolat et des amandes émondées.. C'était bien mieux que de se coller chacun dans son coin et son écran.

- J'ai fait un gâteau au yaourt au pralin et un autre à la noix de coco et au citron. Je ne peux pas jeter les yaourts non mangés, alors je recycle et ainsi, mon garçon est tout heureux.
A 12 ans, le gaillard est tellement vorace et quand il comprend le prix demandé pour les parts de cake au collège, il revient scandalisé surtout que ce n'est pas bon. « Maman, tu peux me préparer ça ou ça parce que ce n'était pas bon à midi? » demande t-il en rentrant. Cependant, je précise qu'il est ravi de manger à la cantine parce que là-bas, il mange « normalement » a-t-il dit ... hihi !
Nous avons eu aussi un méga repas chez ma mère, comme elle en prépare avec ma sœur le dimanche : soupe de légumes où elle met systématiquement un beau morceau de beurre, une belle pièce de bœuf farcie avec une sauce à la crème et aux champignons, accompagnée de frites et de salade verte assaisonnée à 'huile de noisette, des biscuits pur beurre... Elle fait notre bonheur et franchement, il est préférable de ne pas manger ainsi tous les jours : mes gaillards rentrent le ventre plein et assommés par tant de légèreté...
Maintenant, j'évoque quelques expériences culinaires qui me ressemblent à base de produits simples, rapides ou mitonnées et économiques. Il y eut:
- les haricots rouges accompagnés de poivrons rouges sautés à la poêle et d'épis de maïs cuits à la vapeur ; mon fiston en raffole depuis que nous les avons découverts à Istanbul et ses multiples vendeurs de rue.
- ces haricots blancs cuits lentement et longtemps sur le petit feu avec du persil et de l'ail servi avec du riz , du chou fleur et de la salade d'endives
. 
- La kasha russe (sorte de boulgour de sarrasin prêt en 5 minutes) avec des endives et du chou fleur. Je l'ai mangé seule, les gaillards étant encore trop dubitatifs devant ce produit inconnu et forcément bizarre.

- La soupe de légumes de saison avec des beignets de topinambours et de pommes, comme j'en mangeais chez ma grand- mère. Elle crierait au scandale si elle me voyait les préparer avec de la farine de riz ! C'est tellement croustillant.... Je ne suis pas douée pour les fritures, c'est vraiment contre ma nature et imaginer toute cette huile absorbée, brrrr. Comme mon arrière grand-mère et ses frites, et oui !

- Ces œufs durs accompagnés de riz et duo de courgettes. Je n'aime pas le riz étuvé,, c'est dégueulasse, erreur d'achat., tant pis. Depuis que j'ai goûté la cuisine de ma voisine turque, je mets du piment de Cayenne presque partout désormais et avec mes courgettes, c'est un mariage heureux qui me réconforte de ce riz pas bon.

- Ces crevettes au curry avec des épinards et du riz thaï (cuit à l'asiatique, avec peu d'eau c'est autre chose !). Repas express et ultra rapide qui ravie les papilles.

- Et surtout, la merveille de la semaine : les cuisses de canards. Je les ai préparées en peu de temps et laissées mijoter des heures doucement avec du vinaigre de cidre, des carottes, du poireau.
A mi cuisson, j'ai ajouté des fèves brunes. A partir de cette base, j'ai varié les repas pendant trois jours, jonglant entre viande et féculent/légumineuses.. c'était un délice, un régal de chaque bouchée.
Ces fèves reviennent de loin! J'avais acheté un filet de fèves sèches en voulant goûter. Premier essai raté, elles ont finies au compost, personne n'en voulait. Je les ai proposées à ma voisine qui les préparât et me les rendit, personne n'en voulait non plus. Je me suis donc résolue à les décortiquer ( une heure de boulot !) et à les associer aux cuisses de canard. L'association a été des plus réussies et quand il me viendra l'envie de m'y remettre, j'y reviendrai.
Avec toutes mes préparations, il arrive que des minis portions restent insuffisantes pour une personne. Alors, il n'y a pas de répit à l'imagination, je les associe et offre aux mangeurs une mosaïque de mets à associer selon les goûts de chacun. Etant une butineuse du palais plus qu'une grosse mangeuse, je me régale et expérimente pensant déjà à d'autres innovations pendant que les mangeurs ne se plaignent pas de ce qui est proposé et prennent ce qu'ils veulent à leur guise.

Ah, quelle aventure !