Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Partager créations, expériences et réflexions.

Publicité

Allées et venues en psychanalyse 1

Avant les premiers signes de la maladie, j'en avais ressenti le besoin, ne supportant plus le poids du passé et du présent. Il  était temps de poser les valises, de regarder une bonne fois pour toute ce qu'il y avait dedans. Pourquoi, inévitablement, me conduisaient-elles vers ces routes chaotiques, dangereuses et pénibles qui mobilisaient toutes mes forces et me laissaient exsangue, épuisée au bout d'une impasse sans issue ?  J'en fis la demande à Colette qui me promit de trouver un thérapeute.
Quand mon pied droit commença à me lâcher, je n'y vis rien d'alarmant. Au fil des rendez- vous médicaux, l'angoisse d'une mauvaise nouvelle m'étreignit et je pressentis l'imminence d'un cataclysme. A l'énoncé des premières hypothèses diagnostiques, en ces jours de juin 2006, ce fut un choc terrible. J'eus l'impression que je  laissai tomber à mes pieds tout ce que j'avais porté  ma vie durant, une espèce de tas informe de milliers de choses indéfinies et floues dont je ne savais que faire. J'ai pensé qu'il ne me restait plus que quelques mois à vivre et je ne pouvais comprendre pourquoi mon corps, sur qui j'avais toujours pu compter me trahissait quand je n'avais pas mis de l'ordre dans cette existence. La survie s'offrit  en pointillé sous les noms de maladie rare, auto immune, le corps s'autodétruit. Quel sens donner à ces mots incompréhensibles ?
A la sortie des premières hospitalisations dévastatrices, je retournai chez Colette ; elle me donna deux noms expliquant que dans ces circonstances, il m'était nécessaire de trouver une personne capable d'appréhender cette évidence et non celle à laquelle elle avait pensé dans un premier temps. Il y avait un homme et une femme, je me jurai d'appeler au plus vite me sentant incapable de surmonter cette nouvelle épreuve seule avec le fatras d'une existence déjà chargée et lourde avant la maladie. C'était le point de non retour, l'épreuve de trop, celle qui m'achèverait si je continuais d'imaginer que je pouvais la ravaler, la porter, la gérer par moi- même.  Le numéro de l'homme était faux, annoncé non attribué, je me tournai vers la femme et j'eus mon premier rendez- vous avec elle.

 

ps: Colette est le prénom de mon médecin traitant si vous avez pris le train en marche

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
H
Et moi, j'ai choisi volontairement un homme...<br /> Et mon psychiatre m'aide; c'est une expérience déroutante, mais il me semble que cela en vaut la peine.(Je débute LA fameuse analyse...)
Répondre
F
<br /> <br /> C'est une longue tâche, déroutante comme tu le dis.<br /> <br /> <br /> Et qu'est- ce qu'on se sent bien au bout du compte !<br /> <br /> <br /> c'est tout bénéf.<br /> <br /> <br /> :)<br /> <br /> <br /> <br />
C
ce n'est pas évident de savoir que l'on a besoin d'aide et encore moins de franchir le pas... chapeau. chris
Répondre
F
<br /> <br /> Quand le corps a lâché violement, j'ai su que j'avais atteint les limites exrèmes.<br /> <br /> <br />  La maladie était le signal 'alarme.<br /> <br /> <br /> L'entêtement, le déni, la fuite m'auraient conduite à la mort, je pense.<br /> <br /> <br /> Maladie sursaut de vie<br /> <br /> <br /> Aucun mérite là dedans.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> ps: c'est le 500e commentaire. <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
P
Je n'ai pas intégré qui était Colette, pardon...<br /> Et jen suis impatiente de connaitre la suite, moi qui suis à la fois attirée et effrayée par cette aventure...;-)
Répondre
F
<br /> <br /> Colette est le doux prénom de mon médecin traitant <br /> <br /> <br /> (je mets un ps pour ceux qui ne suivent pas l'histoire depuis le début hihi!)<br /> <br /> <br /> <br />