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Ce matin, je me suis réveillée vers six heures et demie, désorientée. Il faisait jour, je n’avais aucun souvenir d’un lever durant la nuit simplement celui d’un endormissement laborieux vers minuit et demi, aucune fuite, pas même une goutte. Je me levai, pris mes granules, étonnée de ne pas subir d’impériosité. Après un petit tour aux toilettes par précaution, je retournai me coucher, allumai la radio pour écouter les informations, somnolai plus avant dans la matinée en tâchant plus ou moins de me souvenir de cette dernière nuit, perturbée par l’absence de lever. Inhabituellement, j’avais dormi six heures d’affilée.
Je retrouvai la veille totale vers neuf heures vingt le corps et l’esprit embrumés, les idées pourtant claires devant le paradoxe qui se révélait. Si j’avais dormi d’une traite, c’était simplement parce que j’étais très fatiguée de la nuit précédente, j’en avais rattrapé les levers incessants épuisants. L’explication aux mouvements de cette dernière ? J’avais bu dans la soirée une tisane « nuit tranquille ».
En effet, la tension était vive ce soir-là et j’avais cherché la détente avec elle afin de ne pas sombrer dans la violence. Le résultat fut inévitable : pipis volumineux à 22h30, à 00h30, à 2h20, à 5h30, à 7h30. Dans l’état de demi sommeil qui est le mien en ces circonstances, j’effectue les gestes automatiquement, les yeux fermés souvent, dormant parfois en micro plage assise sur la cuvette ; je ne me pose pas de questions, je vis primitivement l’agacement du manque de sommeil tranquille et entier. Ce fut au matin que je me souvins de la tisane du soir. Avant la maladie, c’était un plaisir quotidien, avec la maladie, cela se révélait majoritairement malheureux. Pour une tasse ingérée, j’évacue des quantités de liquide incroyables ! Comme avec ce litre et demi de pot au feu, la tisane « nuit tranquille » avait haché ma nuit de levers incessants.
Je tins la journée tranquillement et pétai une durite le soir devant les jeux vidéos du fiston, exténuée. Inconsidérément, dans ces circonstances, je ne trouve rien de mieux que de traîner plus longtemps, me couchant tard ou tournant dans le lit trop fatiguée pour dormir. Je m’étais donc couchée vers minuit… et je dormis jusqu’au matin, à 6h20.
Combien de temps ma tête de Carabosse se souviendra t-elle que les tisanes « Nuit tranquille » (ou non) m’empêchent de dormir ? ![]()