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Dans la famille, nous sommes de grands amateurs des films d’animation Pixar, courts ou longs métrages. Nous attendions le troisième opus de Toy Story depuis l’annonce de sa sortie parce que les deux premiers nous avaient plu. Aussi, le 14 juillet, fiston tint absolument à aller le voir et j’acceptai facilement.
Il est coutumier que les suites soient médiocre, heureusement, Pixar n’est pas de ce genre et nous nous sommes régalés.
Andy a grandi et se prépare à partir à l’université ; chargé de ranger sa chambre, il trie ses jouets entre ceux à jeter, ceux à donner et ceux à mettre au grenier. Woody l’accompagnera, les autres seront mis dans un sac destiné au grenier. Suite à une méprise, ils se retrouvent dans une crèche dont le monde des jouets est dirigé par Lotso, gros ours parfumé à la fraise. Derrière une belle image idyllique, se cache en fait un régime autoritaire. La troupe des jouets d’Andy se prépare à l’évasion.
Comme d’habitude, les niveaux de lecture sont multiples, régalant ainsi chaque tranche d’âge. Il y a l’aventure et ses péripéties, les astuces et parallèles en clin d’œil à des références variées, les sous- entendus subtils. Il y a de quoi rire aux éclats avec le délirant défilé vestimentaire de Ken, les séances de tortures de Barbie avec ses tenues favorites, un Buzz l’éclair version espagnole fantastique. Il y a de quoi pleurer (et je suis une véritable madeleine en la matière !) avec l’épisode à l’incinérateur à déchets en profonde réflexion sur la fin de l’existence, la disparition.
Le plan d’évasion est plein de trésors d’ingéniosité, les dialogues sont piquants et enlevés avec quelques surprises comme par exemple une phrase de Barbie que tous les spectateurs adultes ne sont pas forcément capables de comprendre.
Le temps qui passe, la fin de l’enfance, la blessure de l’abandon et de ce que chacun en fait, la transmission, la solidarité, la fidélité, notre responsabilité dans le choix de société … et oui, il y a tout cela dans Toy Story 3.
Evidemment, la qualité graphique est au rendez- vous, la technologie évoluant si rapidement que les animateurs eux- mêmes reconnaissent le fossé existant entre le premier opus et ce troisième.
Bref, nous sommes ressortis de la salle enchantés, avec la certitude que nous le regarderons encore et encore avec un plaisir identique. Et puis, mon garçon n’a pas manqué, parmi les jouets, un Totoro en peluche, clin d’œil aux films de Hayao Miyazaki dont nous sommes également de grands amateurs. Il n’est guère étonnant que nos univers mentaux se croisent et se reconnaissent, instinctivement, intuitivement.