Partager créations, expériences et réflexions.
Article en vrac pour lecteurs demandeurs de nouvelles.
Quand je ne suis pas ailleurs et que mon garçon n’est pas là, je retrouve ENFIN les joies du calme, de la jouissance pleine et entière de la maison en général et de l’ordinateur en particulier, OUF !! Vive la rentrée scolaire ! Pendant plus de deux mois, mon fiston- ado, aussi grand que moi (il prend un centimètre par jour parfois !!!) et plus lourd désormais s’est accaparé la place en opération rat mort, expression que j’utilise à son encontre quand il décide (très fréquemment) d’utiliser sa force d’inertie pour manifester ses désirs et oppositions. J’entends avec poésie cette manie qu’il a de traîner au lit, d’un siège à l’autre, uniquement à sa guise, en abstraction totale de ce qu’il se passe autour, au mépris de tout horaire ou rythme de vie, en mutisme ou alors me saoulant de ses aventures virtuelles exclusives quand il ne râle et peste pas. Les interlocuteurs professionnels étant eux aussi en vacances, j’étais seule avec lui sauf les quelques jours passés chez Annie. Autant dire que ce fut épique.
« Vois- tu garçon, avoir un ado à la maison, c’est à te dégouter d’avoir d’autres enfants ! » lui dis- je dernièrement hilare ce qui le fit bien rire. A ses plaintes sur mon insupportabilité (parce qu’évidemment, je ne le laisse pas tout faire et essaie de cadrer ses débordements), je lui rétorque : « Tu as 14,5 ans et je suis ta mère, forcément, il ne peut en être autrement ! ». S’il essaie régulièrement de jouer sur la corde sensible m’accusant d’être une mère indigne (en gros), je ne culpabilise aucunement car je sais que je fais au mieux, avec mes possibilités. Je ne suis que sa mère, seule et unique interlocutrice à son éducation au sein de la famille, la seule qui ait assez de force pour mener ce chantier vaillamment et constamment depuis sa naissance.
Ainsi donc, pendant les vacances, l’accès à l’ordinateur me fut plus que limité, le matériel alternatif inutilisable, mes balades en simple lecture expéditives, mes recherches ciblées au plus urgent. Traduction : l’écriture chronophage d’articles n’avait que peu de place. En outre, je m’interroge grandement sur le support du blog. Je suis bloquée à l’été 2007 sur le récit dans la maladie, je n’ai pas abordé la question de mes péripéties administratives et sociales, le quotidien mouvementé et riche qui est le mien déborde constamment… C’est malin. Peut- être bien que je m’en vais partir en des routes décousues et plus aléatoires que je ne l’avais prévu. Maintenir simplement le cap, peut- être et ne plus chercher à structurer les sujets selon un plan général. Les liens se révèleront omniprésents afin de resituer dans l’historique du récit. Alea jacta est. Accrochons nous et lançons-nous dans le désordre et le n’importe quoi, joyeusement!
En l’occurrence, la notion de bazar est tout à fait appropriée au contexte d’énonciation d’aujourd’hui. L’image de ces grands marchés couverts avec la multitude d’objets débordants de partout, du sol au plafond, du plus insignifiant au plus riche, convient parfaitement finalement à ma façon de vivre. J’y fais constamment mille et une trouvailles. Bazar de mes pensées fusantes et cinglantes, bazar de mes 50 000 idées à l’heure, bazar de mes créations en élaboration, bazar de mes activités, bazar de mes livres, bazar de mes rencontres cosmopolites et infiniment variées, bazar de mes péripéties quotidiennes, oui, vraiment, le bazar est tout à fait approprié.
Ces bazars effraient certains, enthousiasment d’autres, selon leurs aspirations et convenances. Je souris souvent intérieurement des réactions qu’ils provoquent… Majoritairement, elles parlent de ce que vivent ces personnes et nullement de ce qu’il se passe réellement par chez moi. Dans cette optique, je vais malicieusement lâcher, au prochain épisode, les photos avec quelques commentaires de ce que fut le bazar dans la maison cet été. Parce que mon garçon accaparait l’ordinateur, j’ai reporté mon attention et mes activités à d’autres plans et j’y suis allée à bras le corps, en vraie guerrière que je suis. Je me réjouis déjà de ce que vous allez en dire. A bientôt !