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Voici celui dont je vous parle si souvent :  

 


Boris Cyrulnick,



Né le 26 juillet 1937, à Bordeaux, il est médecin, éthologue, neurologue et psychiatre.

Pour ceux qui savent les lire : (en boutade)



Voici un petit panel de ce qu’il fait :

-       Interne en neurochirurgie à Paris (1967), en psychiatrie à Digne (1968-1971),

-       Neurologue à l'hôpital de Toulon-La-Seyne (1972-1991),

-       Chargé de cours à la Faculté de médecine de Marseille (1974-1994),

-       Chargé d'enseignement (éthologie clinique),

-       Directeur d'enseignement (depuis 1996) à la Faculté des lettres et sciences humaines de Toulon,

-       Président du Centre national de création et de diffusion culturelles de Châteauvallon (depuis 1998).

-       Président du Prix Annie et Charles Corrin sur la mémoire de la Shoah (Depuis 2005)

-       Membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence.

Il est fortiche, hein, mon ami Boris !  Et ce n’est pas fini !


 

Il est surtout connu pour son concept de résilience, (renaître de sa souffrance) et a publié de nombreux livres sur le sujet dont voici quelques couvertures: 

      

      


Je les ai presque tous lu mis à part les deux ou trois qui attendent dans ma pile de livres à lire.


C’est une véritable rencontre pour moi au sens le plus complet du terme, je vous raconte :

Quand j’étais surveillante il y a une dizaine d’années, j’ai discuté avec une prof en fin d’année des petites choses de la vie, nous n’avions jamais eu le temps auparavant. De fil en aiguille, elle me donna les références  d’un auteur que je ne connaissais pas, Boris Cyrulnick. Le papier est resté dans mon sac, sans plus, je n’avais pas le temps.

Par hasard, plus tard, je tombai sur une émission  et là, j’y vis ce Boris Cyrulnick. Qu’a-t-il dit au juste ? J’ai oublié mais j’ai été emballée, il semblait si humain et enthousiaste. J’ai commencé à lire les vilains petits canards.. Waouh ! Un régal, un soulagement, l’impression de ne plus être seule, la sensation d’avoir trouvé une voix. Les autres ont suivi avec le même bonheur.

Ah nous humains !  Quelle merveille de la nature : Quel gâchis souvent de cette merveille ! Et quel espoir en chacun de nous, en soi, les uns avec les autres ! Le  meilleur et le pire sont là, nous en faisons ce que nous pouvons. Avec ce que nous avons eu ou non, avec nos fondements d’animal, notre cerveau hyper développé et notre psychisme complexe… parce que nous n’avons de  place que par rapport aux autres, que nous ne sommes rien sans les autres, sans un autre.  L’humain se meurt sans lien.

Mon préféré est l’ensorcellement du monde ou comment nous donnons du sens à ce que nous vivons, ressentons, à ce qui nous entoure. Comment nous nous approprions l’univers au plus profond de nous.

J’en étais là quand il y a trois ou quatre ans, je découvris in extrémis qu’il était présent dans une foire aux livres du coin. Ni une, ni deux, je fis lever toute la maison et exigeai d’y aller. Nous arrivâmes en retard mais je ne me gènai pas pour me faufiler dans la salle. Je le vis, je l’entendis, toujours fidèle à lui-même avec sa générosité, son humanité pressenties dans les livres. Je jubilais.    A la fin de son exposé, il proposa de répondre aux questions, je n’osais pas, et j’en avais tellement !!!!!!!  Frustrée de la pauvreté de celles posées par des personnes qui n’avaient pas l’air de connaître le sujet, je gribouillai une phrase sur un papier, je ne voulais pas bafouiller. In extrémis, encore, j’attrapai le micro après m’être manifestée des bras pour me montrer et la voix tremblante, impressionnée par la foule je lui parlai, directement :

Peut-on entrer en  résilience quand le trauma n’est pas conscient ?

Je pense à ces familles qui reproduisent des schémas, génération après génération, sans même supposer qu’il y ait eu un trauma, habitués qu’ils sont de vivre dans ces structures.

Il réfléchit quelques secondes et nous répondit Oui et non. Puis, il expliqua que les traumas sont toujours connus dès l’enfance notamment par le biais des rêves. Etc.

J’étais heureuse.

La conférence terminée, la foule se leva, se prépara à sortir. Je me laissai conduire… mais à la porte, je tournai les talons vivement. Je me hâtai de le retrouver et coupant toutes les conversations, je lui tendis la main en m’excusant à peine. « Je voulais vous remercier pour tout ce que vous faites maintenant parce que je ne sais pas si une autre occasion se présentera. Alors, du fond du cœur, merci pour tout ce que vous m’apportez. »

Il fut un peu décontenancé, surpris, la chaleur sous le chapiteau  n’aidant personne, me serra la main un peu confus, avec une modestie sincère puis d’un ton plus sérieux, ajouta que ma question l’avait interpellé, qu’elle était très intéressante. Malheureusement, nous ne pûmes en échanger plus, il fut assailli de questions par d’autres.

Je le retrouvai quelques minutes plus tard pour faire dédicacer son dernier livre dans une même agitation. Etant impossible de converser sérieusement, je lui dis revenir plus tard… Je ne l’’ai pas retrouvé, nous ne nous sommes plus croisés.

C’est réellement un homme extra ordinaire, humain, généreux, sincère, loin de ces gens à la grosse tête gonflée d’orgueil parce qu’ils sont connus, parce qu’ils écrivent des livres, parce qu’ils sont prof de… ou docteur machin.. Non, il est d’une simplicité rare.

O je t’aime mon ami Boris !

Je regrette tellement de ne pouvoir assister à un de tes cours, de ne pas savoir où t’écrire pour échanger et échanger encore, avancer sur le chemin de la connaissance de l’être. Quelle chance de te lire et de t’avoir rencontré.

 Vous le croiserez très souvent, mon ami Boris, ici et en moult lieux,  au plus profond de vous, principalement. Et quand vous n’avez pas le moral, que la vie vous laisse sans réponse, dans le désarroi et l’incompréhension, lisez un de ses livres. J’espère qu’il vous insufflera autant d’espoir qu’à moi.

 

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